La loi de Pareto ou loi 20/80

Historique

  • Fin du XIXème siècle : Vilfredo Pareto, économiste italien, étudie les données fiscales de l’Angleterre, de la Russie, de l’Italie, de la France, de la Suisse et de la Prusse. De cette analyse, il découvre que, quelque soit le pays, une petite partie de la population détient une grosse partie des richesses. La part de la population et celle des richesses détenues varient d’un pays à l’autre mais reste du même ordre.
  • 1954 : Joseph Juran, qualiticien, utilise pour la première fois l’expression de « principe de Pareto » pour signifier le fait que 80% des effets sont dus à 20% des causes. C’est pour cela que cette loi est aussi appelée la loi 20-80 ou 80-20.
  • 1963 : le Département américain du commerce présente le principe de Pareto, dans un article intitulé : « Comment les entreprises manufacturières réduisent-elles leurs coûts de distribution ? ».

Utilisation la plus courante de la loi de Pareto

Dans les entreprises et en commerce, on constate que :

  • 80% du chiffre d’affaire provient de 20% des clients
  • 20% des postes génèrent 80% des coûts
  • 80% des réclamations proviennent de 20% de clients…

Le pourcentage de 80 pour 20 peut varier mais on retrouve toujours le même principe avec 30-70 ou 10-90

Pourquoi je vous parle de la loi de Pareto ?

Cette loi est intéressante car elle nous montre qu’une toute petite partie de nos actions apporte une grosse partie de nos résultats. Cela peut se retrouver dans tous les domaines de nos vies. L’énergie, le temps… que vous passez à apprendre et réviser ne fait pas exception. Environ 20% de ce que vous travaillez apporte environ 80% de ce que vous retenez.

Attention je ne suis pas en train de vous dire de travailler 80% moins. Je suis en train de dire que si vous repérez les 20 ou 30% des actions qui vous apportent le plus de résultats, vous allez pouvoir devenir efficients (plus efficace en moins de temps). Surtout, si une fois que vous avez identifiez ces actions vous les améliorez avec le kaizen.

Il faut arrêter :

– de vous dire que votre copain a une super méthode de travail mais que vous n’avez pas la motivation pour faire pareil
– d’écouter votre maman qui vous dit de faire des fiches et de prendre exemple sur votre soeur…

Chaque cerveau est différent. Il existe énormément de méthode d’apprentissage et de travail. Ce qu’il faut, c’est trouver ce qui fonctionne pour soi. Alors oui, cela peut prendre un peu de temps, tester, parfois plusieurs fois. Ne garder que ce que l’on prend plaisir à faire et qui nous apporte des résultats.

Un exemple

Personnellement, je suis incapable d’apprendre un cours ou des notes qui ne sont pas bien écrits et présentés. Pour certains, recopier leurs cours est une véritable perte de temps et, s’ils doivent le faire, cela les ennui profondément. Pour moi, c »est une nécessité si je veux avoir envie de relire mon cours. De plus, comme j’ai une mémoire très visuelle, écrire est une excellente méthode d’apprentissage. Donc c’est en fait, un gain de temps.

Je sais que cette année au moins 3 de mes élèves sont comme moi mais pour d’autres cette méthode serait totalement inefficace.

Quoi faire ?

  • Sur une semaine, noter tout ce que vous faites le soir en rentrant de cours,les jours où vous êtes chez vous et pendant les heures d’études, ainsi que le temps que vous y passé. Faites le honnêtement, c’est uniquement pour vous. Cela va permettre de voir le temps où vous êtes vraiment efficace. En général, cela permet de se rendre compte que l’on ne travaille pas réellement autant qu’on le pense.
  • Observer les méthodes et les choses que vous faites pendant que vous travaillez vraiment. Est ce que vous relisez vos cours ? Utilisez-vous le cours du livre ? Faites-vous des recherches Internet ? Refaites-vous les exercices qui vous ont posé problèmes en cours ?… Les réponses sont souvent différentes d’une matière à l’autre.
  • Pour chaque matière, demandez vous, qu’elles sont les actions qui vous permettent de retenir le plus de choses et le plus longtemps. Encore une fois, cela est très différent d’une matière à une autre et d’une personne à une autre.
  • Pendant tout un chapitre, concentrez vous sur les quelques actions qui vous semblent le plus efficaces.
  • Observer les premiers résultats obtenus. S’ils sont encourageants ne gardez que ces actions là et améliorez les progressivement. Si c’est un flop, demandez vous, si vous avez vraiment fait les choses sérieusement. Si la réponse est oui, essayez autre chose sur le prochain chapitre et observez ce qui se passe.

Je sais que cela peut sembler long. Mais en réfléchissant au contrôle que vous avez bien réussis et à ce que vous aviez fait pendant vos révisions et apprentissages vous allez trouver des pistes prometteuses.

Une fois que vous avez trouvé les 20% qui fonctionnent pour vous, améliorez les par de petites modifications. Vous vous rendrez alors compte que vous travaillez moins, pour plus de résultats et avec plus de plaisir.

Alors bonne recherche…

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